Ivan Brélivet

Promotion 2014
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LE PROJET

Manufacture Organique

La notion de nuisible dans nos villes contemporaines est devenue le symbole de tout un pan du vivant, renié, sale, inutile; pire, dangereux.
Pourtant, ces organismes sauvages qui évoluent au sein de l’écosystème urbain appartiennent bien à la ville, les pigeons et tête. Nous ne pouvons évacuer ces problématiques de cohabitation en éradiquant aveuglément ou en opérant des collages hâtifs de filières transhumantes comme l’apiculture.
Je revendique que ces animaux sauvages ne sont ni des flancs de falaise, ni des écosystèmes primitifs, ils sont des villes, des espaces verts quadrillés et des toitures en zincs. Ils ne dont ni à l’homme, ni à une nature idéelle, ils sont à la ville, exclusivement.
Nos relations doivent donc logiquement se tisser à travers les problématiques urbaines de productivité.
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La Manufacture Organique illustre l’émergence nécessaire de nouvelles filière de production. Elle est composée de trois antennes :
La Manufacture accueille une 100ène de pigeons ouvriers et permet la récupération de plumes, d’œufs et de colombine (fiente),
La Raffinerie permet la transformation des produits organiques,
La Distillerie permettant la décantation organique.
    
Les œufs, la farine de plume, l’engrais et le terreau obtenu de ces transformations est alors revendu ou réemployé localement pour retrouver des liens logiques et des relations donnant-donnant entre citadins.
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Le statut urbain des organismes sauvages n’est ni à percevoir, ni à définir, il est à assumer.

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