Exposition art et science.

RENCONTRE DIFFRACTANTE

du 19 décembre 2017 au 9 février 2018

Une professeure d'art appliqués et un professeur d'astrophysique, chacun convaincu de la nécessité de diffuser la culture scientifique par des moyens pédagogiques alliant la compréhension, l'interprétation et l'expérimentation ont sollicité l'un ses collègues, l'autre ses élèves pour concevoir une grande exposition itinérante dans le hall de l'Ensta Paristech, grande école d'ingénieurs du plateau de Saclay.

La motivation ayant conduit à cette exposition sur la diffraction des ondes peut se résumer dans cette pensée de Nietszche  « plus  abstraite est la vérité que tu veux  enseigner,  plus tu dois en sa faveur  séduire les sens ». Les étudiants des écoles d’arts travaillent autours du sensible, de l’émotion. Ils  utilisent pour ce faire moult moyens plastiques et techniques produisant des effets perceptifs sans avoir conscience des  principes physiques dont ils relèvent /en maîtriser nécessairement les fondements scientifiques. D’un autre côté, les chercheurs en mathématiques appliqués sondent les fondements des principes physiques qui régissent notre monde sans en assurer les applications permettant au quidam de comprendre l’objet de leur recherche.

L’intérêt de cette rencontre réside en premier lieu dans une intention didactique : comment inciter des étudiants et élèves de secondaire à s’approprier des principes physiques sous l’aspect de modélisations mathématiques ? Sous la forme d’une exposition, cette démarche espère susciter la curiosité vis à vis de la recherche et de sa révélation du réel en touchant le spectateur par les sens.

La démarche scientifique peut apparaître absconse. (Il est essentiel de la rendre plus concrète et sensible si l’on veut attirer des jeunes vers les études scientifiques.) Les écoles d'art, elles, croûlent sous les candidatures et ouvertures 

Pourtant, l’aspect à la fois animé et coloré de ces modélisations s’est tout d’abord posé comme un élément attractif, suscitant la curiosité des étudiants. Ils ont eu à l’égard de ces résultats scientifiques la position d’un spectateur lambda fasse à de l’art contemporain : « oh ! c’est beau. Mais c’est quoi ? Ca sert à quoi ?… »

Les légendes rajoutaient clairement au mystère, suscitant des regards atterrés et interloqués (surtout lorsqu’il y avait des équations…). Il fallait donc l’intervention d’un spécialiste, Jérôme Perez,  apte à expliquer ce que ces modélisations restituent du réel.  

 

L'exposition met donc en scène principalement  le travail de trois classes de l'école Boulle dirigées par Virginie GANNAC.

La classe de 1ère FMA 1, la classe de DMA1C et celle de BTS Design d'espace Première année. Néanmoins, les classes de 1ère FMA2 2017 et DMA1B ont également participé à l'aventure.