Exposition

La rencontre TASK/BOULLE

PARIS — KYOTO

EXPOSITION le 24 NOVEMBRE 2012 à partir de 12H

Affiche de l'exposition (PDF)
Invitation (PDF)

Lorsque Mr et Mme Shintani nous ont rencontrés en 2011, ont visité l’école Boulle, nous étions loin de penser qu’un jour, les deux grandes écoles, Task et Boulle, uniraient leurs forces pour promouvoir l’enseignement des métiers d’art, jusqu’à organiser cette co-exposition, totalement inédite.

On pensait aussi qu’il serait bien difficile et bien long de parvenir à conclure un accord durable et ambitieux, malgré la bonne volonté commune.

Or, grâce à la détermination de nos amis japonais, leur sens de l’accueil et leur loyauté, tout est allé très vite : délégation au Japon, échanges d’élèves, partage de connaissances et de secrets, exposition commune à Paris en novembre 2012 et à Kyoto en février 2013 ! Moins de deux ans pour bâtir et réaliser une rencontre essentielle, riche et multiple, entre deux pays, deux écoles, deux façons de travailler qui se ressemblent tant.

Et, au-delà, il s’agit d’humanisme. La « rencontre », ce n’est pas seulement des partages de savoir-faire ou de techniques, c’est surtout la rencontre de jeunes femmes et jeunes gens impatients de connaître les autres, qui comme eux, mais à 10 000 km, font vivre la passion des œuvres d’art et de l’artisanat d’art.

L’exposition rassemble les diplômes de l’école Task et de Boulle dans un même élan, sans chercher à effacer les différences mais au contraire à faire apparaître la complémentarité ou la compréhension.

Les œuvres des étudiants japonais sont attachantes, émouvantes et riches de délicatesse. Et surtout il y a une forme d’humilité qui parcourt leur travail et le respect des maîtres et du collectif. Les œuvres françaises sont plus spectaculaires parfois, plus démonstratives et empreintes de lyrisme, mais ensemble, toutes renvoient à la qualité du geste juste.

Je souhaite que chaque visiteur ressente, dans cet assemblage et cette rencontre, le plaisir que tous à l’école Boulle, étudiants exposants, professeurs, scénographes, nous avons vécu à construire l’exposition.

Je veux enfin remercier chaleureusement la mairie du 12ème arrondissement et la fondation Bettencourt  Schueller, qui nous aidés, parfois de façon déterminante, et qui surtout ont compris immédiatement le sens de la rencontre pour les étudiants des métiers d’art français et japonais.

 

Christophe Hespel, le 20 novembre 2012