Echange entre TASK et l'école Boulle

Voyage au Japon

De la découverte à la pratique

Seulement cinq jours passés en atelier, mais tellement de choses partagées...

En sculpture sur bois, l'apprentissage fût riche et étonnant. Chaque moment en atelier, nous a permis de changer notre regard de sculpteurs français. La vision du volume reste semblable de l'autre coté du monde même si la gestuelle et la culture influe sur celle-ci .On distingue dans les bouddhas japonais autant de caractères et de particularités qu'il y en a dans l'ornement français, pas question de mélanger les styles. Même si notre passage dans l'atelier de sculpture fût court, nous avons ressenti une forte cohésion de groupe, une solidarité au sein de l'atelier, ce qui a facilité notre intégration.

En atelier métal, le savoir-faire japonais est tellement différent que notre initiation a été une découverte totale, un retour à zéro. Malgré notre pratique antérieure, nous étions seulement novices, ivres d'apprendre chaque jour un peu plus. L'art du damasquinage et de la dinanderie nous ont permis de découvrir l'importance de l'ornement et de la structure. Cet apprentissage nous a été dispensé par une équipe de professeurs investis et passionnés par leur métier (professeurs de dinanderie, de damasquinage et d'émaillage).

Le workshop en atelier de laque traditionnelle m'a permis une réelle approche des différentes techniques ancestrales. En effet, grâce au corps enseignant, j'ai pu aborder les méthodes d'égrainage, de polissage ou de décors (Akebono, incrustation de nacres mais encore peinture). Les projets réalisés m'ont donné une idée de la démarche à suivre en atelier. Les cours rythmés par le bruit des portes coulissantes du muro (placard humide pour sécher la laque) vont me manquer.

Au cours de cette aventure, les découvertes non seulement techniques mais aussi humaines furent nombreuses et surprenantes. Nous sommes conscients de la préparation que notre voyage a nécessité ainsi que de l'accueil de qualité qui nous a été réservé par l'ensemble de l'école Task. Nous repartons du Japon avec une nouvelle vision de l'artisanat et nous espérons que les cinq étudiantes japonaises qui arrivent en France seront aussi satisfaites de leur voyage.

Par ailleurs, nous remercions la Fondation Bettencourt-Schueller d'avoir permis cet échange culturel dont nous saurons tirer profit.