Echange entre TASK et l'école Boulle

Voyage au Japon

A la découverte des métiers d'arts

Arrivés depuis peu, nous commençons déjà à prendre nos repères dans l’école et ses alentours. TASK est situé à Sonobe, une petite ville à 30 km de Kyoto dans les montagnes du Kansaï.

C’est dans une atmosphère tranquille et brumeuse que nous nous rendons dans l’atelier de bambou. L’initiation au travail de ce matériau est fastidieuse et complexe. Le professeur, assis en tailleur sur un tatami, nous fit une démonstration du tressage en hexagone des fibres de fines lamelles de bambou. Belle découverte!

L'Atelier de métal est épatant! C'est le bruit des marteaux qui nous accueillent, souvenir rythmé de nos ateliers boullistes. A l'arrivée, une paire de chaussons: on se déchausse, on se rechausse... les pieds dépassent et on doit assumer ses chaussettes. Au Japon mieux vaut ne pas avoir de grandes jambes, les établis sont tout petits. Exercice du jour, se faire un ustensile à partir d'une plaque d'argent pour la célèbre cérémonie du thé. Puis le professeur d'atelier Yoshinaga Nakamura entame une démonstration de dinanderie sur un bol en or. Ca se courbe, se recourbe, se tord, se retord... Nous admirons la beauté du geste. L'atelier de métal se démarque par ses diverses activités : ciselure, dinanderie, damasquinage, émail... L'art du décor et de la structure sont enseignés aux élèves afin qu'ils acquièrent un savoir faire indispensable dont ils pourront se prévaloir dans le futur.

Par le biais de l'atelier de céramique nous découvrons les motifs traditionnels japonais, et l'emploi du "rokuro" (le tour). Grâce à cet outil, nous réalisons de petits récipients en céramique.

Kameoka Festival Il fait nuit, les lanternes surplombent la rue en déversant une lumière douce et diffuse. Nous arrivons dans les petites rues étroites de Kameoka, et nous nous frayons un chemin hasardeux parmi la foule dolente et les stands de nourriture aux bannières colorées. Notre guide, Monsieur Yoshitake Kudo le professeur de céramique, nous indique le temple où s’étalent sous des autels ciselés des offrandes de nourriture : le rituel nous invite à jeter une pièce à l’intérieur, 5 Yens pour avoir de la chance. Après avoir lancé l’argent, sonner la cloche, taper deux fois dans les mains et saluer les mains jointes en s’inclinant. On croise dans les rues de drôles d’architectures, décorées de lanternes et d’étoffes rouges, où sont perchés tout en haut des enfants qui jouent de la musique traditionnelle. Nous déambulons dans cette effervescence nocturne. Les enfants jouent au « Kingyo Sukui » un jeu de pêche au poisson : ils sont munis d’une petite épuisette et d’un bol, et essaient de pêcher le plus de poisson possible pour les gagner. Mais l’épuisette est en papier : elle se perce dans l’eau, et ajoute donc de la difficulté au jeu.