Les étudiants japonais dans les ateliers.

Echange entre TASK et l'ECOLE BOULLE

2012-2013: des étudiants japonais en ciselure

Depuis maintenant deux ans, dans le cadre du partenariat TASK/BOULLE et avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller, un programme d’échange est mis en place, qui ouvre durant quelques semaines, les ateliers métiers d’art aux étudiants japonais qui le désirent.

Nous avons donc pu accueillir en  ciselure chaque année deux étudiants qui partagèrent leur temps entre découverte de Paris, de sites culturels,  visites d’ateliers,  cours d’arts appliqués,  modelage et  pratique de la ciselure.

C’est aujourd’hui l’occasion de revenir en images  sur le déroulement de ces actions.

En novembre 2012 ce sont deux étudiantes japonaises issues de l’atelier céramique de la fondation TASK qui souhaitèrent intégrer l’atelier de ciselure pour trois semaines.

Les étudiantes étant novices, l’accent fut mis sur la découverte du métal par le biais de la malléabilité du matériau qui offre à la ciselure tant de possibilités. Malléabilité et plasticité  de la matière que l’on retrouve  d’une autre manière dans le cadre de l’atelier céramique notamment lors de la mise en forme  de la terre au tour de potier.

 Ce sont donc les notions d’écrouissage et de recuit, le passage du métal à la filière, la pratique de la ciselure en tracé matis et repoussé qui leur ont permit de se familiariser avec le travail en atelier de ciselure.

En octobre 2013 c’est au tour de deux étudiants japonais venus de l’atelier métal de découvrir  les locaux  et l’organisation de l’atelier de ciselure de l’Ecole Boulle, mais aussi de présenter  à nos élèves leurs  travaux d’études  et certaines de leurs techniques.

Cette fois au vu de l’expertise de ces étudiants en termes de décor des métaux, c’est vers les techniques de fonderie à la cire perdue (fonte de précision) que l’action fut orientée.

Un projet de réalisation de scarabée impliquant quelques recherches graphiques, la réalisation de modèles de fonte en cire verte et métal ainsi que la fabrication de moules en silicone et caoutchouc leur permit ensuite de se familiariser avec l’injection  de cire, et les différentes étapes de la fonte de précision.

Au final, après retouches des pièces fondues en laiton, il ne restera plus qu’à procéder au décor en ciselure des différents éléments du scarabée et à leur assemblage.

Cette année encore cet échange s’avère fructueux et riche en découvertes  pour tous les étudiants impliqués.